HISTORIQUE

Historique

ORIGINE

Le plus vieux document connu actuellement est le diplôme royal daté de l’année 877, où le Roy Charles II (dit Charles le Chauve) avait notamment gratifié le monastère de très belles terres, «Villam Azinium» (Anzin), déjà cité dans un diplôme de 858, et aussi, dans le pagus d’Ostrevant, «Villam Wavercium» (Wavrecin), actuellement Wavrechain-sous-Denain, avec ses dépendances et huit manses sur l’Escaut. La manse était la partie de terrain qui correspondait à une exploitation agricole avec ses dépendances.

Dans le mot Wavrechain, on trouve Voivre, vaivre, woëvre, terrain inculte, primitivement marécageux, qui est un mot gaulois.

LE CHATEAU

Wavrechain-sous-Denain, petit village de 180 habitants en 1840, possédait jusqu’en 1918, fin de la première grande guerre mondiale, un magnifique château de style 18ème siècle, que peu de Wavrechinois et d’habitants du Denaisis peuvent actuellement se rappeler avoir vu, avant sa destruction par les envahisseurs allemands lors de leur retraite.

Le château est connu surtout sous le nom de son bâtisseur «Château Deslinsel».
Après la destruction par incendie du château fin 1918, un nouveau bâtiment est construit sur son emplacement, plus modeste, avec les dommages de guerre.

LES TROIS EGLISES

La première église de Wavrechain-sous-Denain
L’Eglise est représentée avec l’ensemble du village, sur une gouache peinte en l’an 1600, pour Charles Duc de Cröy (1560-1612).
Création de l’état civil : avant 1539, les registres créés par le clergé catholique étaient très rudimentaires et l’établissement des faits se faisait par témoins. En 1539, une ordonnance de François 1er fit obligation aux curés de tenir les registres portant les actes de bâptème ; puis en 1563, on y inscrivit les mariages et en 1579, on y note les sépultures. En 1667, ces registres sont tenus en double exemplaire. Une ordonnance de 1736 oblige les curés à présenter les deux registres au greffe du baillage ou de la châtellenie.

Pour Wavrechain, c’est à Bouchain que le curé doit se rendre tous les ans afin de faire contrôler ces dits registres et d’en laisser un exemplaire.
En 1818, l’église de Wavrechain-sous-Denain, fut, paraît-il, brûlée «par erreur» en manipulant des fanaux dans le clocher. Autour de l’église se tenait le cimetière, clos par un muret. Les inhumations sont nombreuses suivant les périodes, car les épidémies surviennennent souvent : la peste noire (1635), le choléra (1667 et 1832) etc…, les guerres, qui déciment une partie de la population des villages. Pendant près de 220 ans, l’église a été témoin de bien des événements qui marquèrent la vie des habitants regroupés autour d’elle.

LA DEUXIEME EGLISE

L’église fut bâtie aux environs de 1840 sur l’emplacement de la première église, par Aimé-Joseph Deslinsel (1810-1876), maire du village et propriétaire du château qu’il avait fait bâtir.
Cette église, payée par son épouse Madame Deslinsel (1810-1876), était bâtie sur un terrain appartenant à la commune. Jusqu’en 1900, cette chapelle fut ouverte au culte et le clergé de Denain y faisait célébrer la messe les dimanches et jours de fête. Celle-ci devint un bien municipal en vertu de la loi 1905 et fut fermée en 1906. En 1910, la flèche de 10 mètres fut abattue par la foudre et le clocher par sécurité fut arasé de deux niveaux en 1912, jusqu’à la hauteur du toit de l’Eglise. En 1914, la chapelle fut rachetée par les descendants Deslinsel. En 1960, le restant des ruines fut démoli. En 1989, l’emplacement de l’église et du cimetière était devenu un terrain vague. La municipalité y a fait réaliser un tertre gazonné avec un kiosque central.

LA TROISIEME EGLISE NOTRE DAME DE LOURDES

1908 : une souscription pour une nouvelle église est constituée. En attendant la construction de la nouvelle église dénommée «Notre-Dame de Lourdes», une grande chapelle est bâtie, appelée «église provisoire».
En 1947, des travaux importants sont effectués, transformant la chapelle en église. Un coq girouette fut posé sur le clocher de l’église et la croix de pierre fut mise sur le pignon côté choeur.
Décembre 1992, dans la nuit, un incendie d’origine criminelle a causé des dégâts importants. Les travaux de remise en état commencèrent rapidement.
En 1993, un contrat fut conclu entre l’association diocésaine de Cambrai et la commune. Par ce contrat, la ville devenait propriétaire du terrain qui se trouve de part et d’autre de l’Eglise.
En 1995, des travaux importants furent entrepris : une nouvelle croix et un nouveau coq prirent place au sommet du clocher. Un parking de 28 places fut construit et par la même occasion, le monument au mort fut déplacé* (situé au centre de la nouvelle place). Cette nouvelle place inaugurée le 7 Mai 1995 porte désormais le nom de «Place de l’Espérance».

LA FOSSE BLIGNIERES

A l’entrée de Wavrechain-sous-Denain, toute une population passe chaque jour le long de ce que l’on appelle : «le site Blignières» connu actuellement avec la transformation des terrils en futur site paysager.
Le nom de cette ancienne fosse de la compagnie des Mines d’Anzin a été donné le 19 Octobre 1895, en hommage à Monsieur de Blignières, Directeur et Administrateur.
Deux puits on été creusés en 1894 :
– le premier : le 26 avril 1894 à 114 mètres de profondeur
– le second : le 7 Juin 1894 à 148 mètres de profondeur
Il y a donc plus de 100 ans que les premiers filons ont été trouvés et exploités.
La fosse Blignères ouverte en 1893 a cessé son exploitation en février 1957.
A cette date, le premier puits est à une profondeur de 561 mètres et le second à 565 mètres.
Après l’arrêt de l’exploitation, ne subsistaient que quelques vestiges (ruines de bâtiments, 2 cheminées, l’entrée de la fosse).